Koudefeu

Elle préfère vendre son restaurant plutôt que de se faire vacciner

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2022

À Conches-en-Ouche (Eure), la propriétaire de la Cabane Café a décidé de vendre son établissement. Sylvie Delafenêtre ne veut pas se faire vacciner et estime ne pas avoir à contrôler les QR codes de ses clients.

"Dictature sanitaire, la Cabane café se meurt. À vendre", la banderole, lettres blanches sur fond rouge agrémenté de têtes de mort, est bien visible sur la façade de la brasserie de Conches-en-Ouche (Eure). En juillet 2021, lors de l'annonce de la mise en place du pass sanitaire pour les terrasses des cafés et restaurants, la propriétaire de la Cabane Café, Sylvie Delafenêtre, nous avait confié ses doutes et ses réticences, elle ne voulait pas contrôler ses clients et refusait de se faire vacciner. Elle franchit un nouveau pas dans son opposition au vaccin.

Avec l'entrée en vigueur du pass vaccinal (obligatoire pour les salariés du secteur de l'hôtellerie-restauration en contact avec le public), la position de la restauratrice n'a pas changé sur le vaccin : "Je suis trop jeune" dit la patronne de 53 ans, qui affirme ne pas être antivax, mais se pose de nombreuses questions : "Il est toujours en phase test, j'attends 2023 pour voir la suite, on ne sait pas ce que ça va faire dans deux ans le vaccin".

90% de mes clients ont essayé de me convaincre, mais pour l'instant, je ne veux pas du vaccin - Sylvie Delafenêtre

Elle vend sa brasserie

L'établissement a déjà subi une semaine de fermeture administrative par la préfecture de l'Eure pour non respect de la loi début janvier avant de fermer à nouveau, pour une tout autre raison. Vendredi 21 janvier, la Cabane Café  a pu rouvrir ses portes, car Sylvie Delafenêtre a eu le covid - tout comme son fils Damien qui travaille avec elle - et a donc obtenu un pass vaccinal avec un certificat de rétablissement : "J'ai le Saint-Graal de la société française" lance-t-elle mais le cœur n'y est plus et la patronne a décidé de vendre.

Dans six mois, je n'aurai plus de pass, donc je vends - Sylvie Delafenêtre

C'est sa liberté, elle va jusqu'au bout de ses idées. C'est son corps, c'est courageux ! - Willy, un client

Un client de longue date tente bien de convaincre la patronne de se faire vacciner : "Tu fais un sacrifice, tu mets un peu ton orgueil de côté et tu te lances comme tout le monde" suggère Joaquim, vacciné. Peine perdue : "Et si je tombe malade avec le vaccin, qui va me remplacer ? J'ai personne pour me remplacer" rétorque Sylvie Delafenêtre, alors que ses yeux s'embuent. L'établissement avait prévu "un gros concert le 29 janvier", il est annulé, "pour calmer le jeu" et ne pas risquer à nouveau un contrôle des services de l’État.

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